Symphonie en deux tons

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Quand tu t’éveilles la nuit à 4h4 et que tu te rendors puis que tu somnoles. Quand tu sais que tu vas te réveiller à 5h30 pour aller travailler. Quand tu as des images fluides et claires qui passent en toi.

Quand ta glycémie est à 123 mg/dl. Et que tu te sens, que tu te vis bien. Serein et reposé. Que tu respires correctement sans avoir le nez bouché.

Aucune douleur. Aucun soucis. C’est génial ça je trouve comme réveil. Des idées qui s’illuminent et se défilent ou se délient.

Des perspectives et des plans parallèles qui se chevauchent. Une limpidité d’esprit.

Ce que je vous décris est un juste reflet de ce qui se passe en moi quand tout est calme et éveillé. Cette lucidité je la dois à cet équilibre au niveau des glycémies. Rien ne me perturbe, pensée, image, son , odeur, goût, projection de couleur. Tout est dans le plan pour préparer ma journée.

Est ce une méditation? Est ce une prière? Est ce une suite de séquences fluides et harmonieuses? Cela ressemble à un dialogue qui s’ instaure en moi.

Je revis les jours de congé au préalable et je me sens vivre. Je remercie l’ univers de m’avoir éveillé de cette manière.

Je suis serein et me réjouis de cette journée qui commence.

Une page inhabituelle et o combien fédératrice car unique et qui fait le point d orgue sur la condition existentielle. Je vis.

Je vis depuis plus de 54 ans et depuis plus de 50 ans avec le diabète. Ah oui il est là lui. En toile de fond, au première loge, en invité surprise. Même que tu voudrais le mettre au placard, non pas qu’il ne sait être discret ça lui arrive, il aime se rappeler à toi, n’ oublie pas et comment pourrais tu l’ oublier ce trouble fête, cet empêcheur de danser en rond. Cet opportuniste mal élevé qui se la ramène dès qu’il peut.

C’est la première fois que je parle à mon diabète et franchement c’est comique de se dire que après ben ce sera une autre page.

En fait ce blog c’est ça. C’est un état d humeurs non conséquentes et cependant essentielles car réelles. Faudra m’ excuser pour le style détaché et sans prétention.

Je n’ai jamais prétendu à rien. Ici je pose les jalons d’une nouvelle vie.

Être et ne plus se tracasser. Qui n’est pas le fait de ne pas se soucier, ni d’y penser. Non dans la chair cela ne me fait pas mal et dans l’esprit non plus.

Cette limpidité de mots qui jaillit tel des éclairs qui illuminent le décor des tréfonds et qui déchirèrent le pan de l’histoire.

Ça y est tu l’as fait. Tu es libre. Tu connais tout cela et tu en as fait le tour et le pourtour. Tu as pris du poids. Oui tu t’y connais un peu. Oh pas que tu sois gradué de quelques facéties humaines. Non tu as survécu à tout cela avec le diabète et tu en es fier. Lever de rideau. Merci la vie, merci à vous si vous l’avez lu jusqu’ici. Merci Dieu car oui je crois que tout ceci est possible au delà des doutes et des questionnements.

Je suis en train de réfléchir à comment modifier mon poids de vie que je prends avec moi. Ce package avec tout au cas où.

Moins de place, moins de stress. Un alliage possible que je vais trouver.

Belle journée et à bientôt.

Pascal.

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